Accueil du site > Espace d’expression > 5° rapport du GIEC, + 2° " notre maison brule "* ne regardons pas ailleurs, (...)

5° rapport du GIEC, + 2° " notre maison brule "* ne regardons pas ailleurs, nous pouvons agir localement

Le cinquième rapport du groupe intergouvernemental d’experts de l’ONU sur l’évolution du climat GIEC (5) rapport du Giec (page)

Agir vite et fort, sans quoi le changement climatique produira de plus en plus d’« effets pervasifs, sévères et irréversibles » sur les sociétés humaines et les écosystèmes. C’est avec des mots inhabituellement forts que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a rendu public, dimanche 2 novembre à Copenhague (Danemark), la synthèse de son cinquième rapport, en présence de Ban Ki-moon. titre le journal le Monde du 02 11 2014. ici

La Région Provence Alpes Cote d’Azur organisait hier (le 03 11) « AGIR+ pour le Climat » lieu d’échanges entre acteurs du Climat et de l’énergie. Ce 8e forum va permettre de construire une contribution des acteurs de Provence-Alpes-Côte d’Azur à la préparation de la COP 21 accueillie par la France en 2015 à Paris.

La présence de deux grands témoins représentant le GIEC, Hervé LE TREUT Membre de l’académie des sciences, Directeur de l’Institut Simon Laplace et Ronan DANTEC, Sénateur porte-parole de l’organisation mondiale des villes et gouvernements locaux unis (CGLU) a été l’occasion de rappeler que si le réchauffement climatique et les gaz à effet de serre sont surveillés depuis 1950, qu’ils sont en partie, ici, la conséquence différée du "baby boum", les premiers effets deviennent visibles à la fin des années 1990.

Le vivant réagit de manière directe, il est donc très sensible et vulnérable. il est donc nécessaire de stabiliser la température, de rester sous les 2°(l’age glaciaire c’est -4° par rapport à notre température actuelle et c’est le scénario qualifié de "pessimiste" par les experts(+4 à 5 degrés). rapport GIEC 2014 IMPACTS

La notion de seuil existe milieu par milieu, c’est la réaction de notre corps à une pollution bien trop importante, crises d’asthme, de cancers, de maladies cardiovasculaire, c’est la capacité de déplacement des espèces végétales et animales vers des zones au climat "soutenable" pour elles, associées aux systèmes végétaux, ressources en eaux, "capture" de nourriture adaptée au cycle de vie, espaces libres de repos et de circulations (les trames vertes et bleues prévues dans les documents d’Urbanismes doivent jouer ce rôle de corridor écologique). Les effets sur notre santé de la modification de notre environnement sont multiples, le moustique tigre s’est fort bien implanté à Aix, il n’est peut être pas le seul**. C’est même toute notre économie qui sera touchée si rien n’est fait.

En effet les systèmes planétaires sont tous interconnectés, la notion de risques, de vulnérabilité de nos systèmes socio économiques liés au climat "aléatoire" apparait. comme la pression alimentaire dans certains pays, changement concernant l’agriculture...Guide ADEME ici

L’imprévisibilité ou dérèglement climatique liés aux mouvements de l’atmosphère appelle des réponses sociales différentes que quand le climat était prévisible (pendant 10 000 ans).

La prise en compte du stress climatique , social, sur la biodiversité prend toute son importance au niveau local et régional.

Nous sommes tous acteurs. Le partage des informations, la mise à plat des études, des connaissances devient vitale, cette mise en commun des études scientifiques est indispensable pour éviter toute attitude passionnée, sans écoute et pour une nécessaire adaptation de nos territoires régionaux.

Il n’est jamais trop tard, la conférence de Paris , la COP21 (ici) ou ici en 2015 fera appel aux collectivités locales, aux entreprises, à la société civile. Ce sera la seule solution pour avoir un accord à la hauteur des enjeux.

Le rôle des villes est loin d’être marginal :

La responsabilité d’adapter leur territoire et de mettre en mouvement la société est un enjeu majeur pour les collectivités locales afin d’éviter d’engager les populations dans un scénario catastrophe. Des outils existe, le SRCAE de Provence-Alpes-Côte d’Azur a été approuvé par l’assemblée régionale le 28 juin 2013 (ici), le Plan Climat, le Plan de Protection de l’Atmosphère...

" les Villes à la tête des transformations mondiales" (ici) .

Il existe un accord mondial des maires et gouvernements locaux sur la protection du climat. Les villes et les gouvernements locaux, chefs de file de l’action locale en faveur du climat. En 2030, les deux tiers de l’humanité vivront dans les centres urbains, qui abritent aujourd’hui plus de 50% de la population mondiale et représentent plus de 75 % de la consommation totale d’énergie. Toutes les villes sont extrêmement vulnérables aux répercussions du changement climatique, en particulier les villes des pays en développement enregistrant une croissance rapide (ici)

Nos documents d’urbanisme, notre PLU, PDU participeront - ou pas - ou peu - à cette contribution à la limitation des gaz à effet de serre par les choix faits par les villes de la Communauté du Pays d’Aix. Ces choix passent forcément par la moindre consommation énergétique, des transports en communs bien adaptés, un moindre usage de la voiture, un contrôle drastique de l’étalement urbain, la préservation et la protection des espaces naturels et agricoles , de l’eau, de tous les milieux et de la biodiversité.

* « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs » cette phrase à été prononcée par Jacques Chirac, président de la République française, en ouverture du discours qu’il fit devant l’assemblée plénière du IVe Sommet de la Terre le 2 septembre 2002 à Johannesburg, en Afrique du Sud, elle reste encore complétement d’actualité.

PDF - 66.3 ko

ici le discours d’Annick Delhaye, Vice-Présidente, Déléguée au Développement Soutenable, à l’Environnement, à l’Énergie et au Climat à la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur pour l’ouverture d’AGIR+ pour le Climat du 3 11 2014. Nous avons participé à cette journée de travail.

Sur la TV régionale la matinée devrait être en ligne (pas les Ateliers de travail dont un compte rendu sera fait ultérieurement)

** ces insectes peuvent être porteurs de maladies jusqu’alors inconnues sur notre territoire ou être des ravageurs de cultures ou pour les pollinisateurs. Les moyens mis en place pour les combattre peuvent être dangereux pour notre santé, la prévention et la vigilance sont les seules vraies solutions. ici

Répondre à cet article